samedi, 28 novembre 2015


« Quand vous vous rendez compte que, pour produire, vous avez besoin d'obtenir l'autorisation de ceux qui ne produisent rien; prouver que quand l'argent coule à ceux qui commercent avec aucun actif, mais avec des faveurs, quand on sait que plusieurs individus deviennent riches par des pots-de-vin et de l'influence, plus que pour le travail, et que les lois ne nous protègent pas d'eux, mais au contraire, ce sont eux qui sont à l'abri de vous, quand vous vous rendez compte que la corruption est récompensée et l'honnêteté devient le sacrifice de soi, alors vous pouvez dire sans crainte de vous tromper; que votre société est condamnée. »



20:08 Écrit par Michel P:. dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 04 octobre 2015



Il y a quelques temps déjà, alors que nous discutions entre amis autour d'une bonne table au sujet des divers troubles psychiques et autres pathologies mentales susceptibles de s'abattre sur chacun d'entre nous, tôt ou tard, sans prévenir, et d'affecter notre faculté de pensée, d'influencer notre comportement, de nous pourrir la vie, nous nous sommes demandés, pour chacun d'entre nous, quelle était à notre avis la pire de toutes les maladies mentales.

Après quelques secondes de réflexion le premier répondit "la dépression", le second "la paranoïa", pour le troisième il s'agissait de "la schizophrénie", "le fanatisme" pour un autre... puis, enfin, vint mon tour...

Je revois encore le même étonnement, un peu hébété, dans leurs regards tournés vers moi alors que ces quelques mots venait de franchir, à voix basse, le seuil de mes lèvres : "Pour moi, aucun doute... c'est l'amour !".

Etonnement muet, échanges de regards interloqués, changement de sujet de discussion... un peu comme si je venais de prononcer le mot interdit, le mot maudit, comme si je venais de nommer celui dont on ne peut prononcer le nom... d'évoquer - ou d'invoquer - un terrible fléaux... un sujet tabou !

Je me souviens de mes amis, me dévisageant avec ce brin de compassion dans le regard... comme si, brusquement, ils venaient d'apprendre, de comprendre, le terrible cancer qui me ronge.

J'ignore encore la véritable raison d'une telle commune réaction.
Probablement que la sincérité qui se dégageait de ma réponse, ou que l'intonation avec laquelle je l'avais prononcée, les avait quelque peu perturbés, ce que je peux comprendre.

Considérer l'amour comme une pathologie mentale, comme une maladie, équivaut en effet pour d'aucuns à une certaine forme d'hérésie.

Partout, l'amour est glorifié, encensé, louangé, vénéré... Pourtant, il s'agit bien d'une maladie mentale aux effets ravageurs.
C'est donc un peu comme si on vénérait la peste ou le choléra !

L'amour nous fait perdre la tête. L'amour rend fou, l'amour rend muet... ou trop bavard.
L'amour nous fait mentir, ou faire des promesses qu'on ne pourra jamais tenir, qu'on regrette parfois aussitôt les avoir prononcées...
L'amour fait perdre la raison, il perturbe nos sens.

Prêtant sa voix à Louis Aragon, Jean Ferrat nous le chantait déjà ...

"Aimer à perdre la raison ,
Aimer à n'en savoir que dire "...

Yves Dessca semblait lui aussi très bien la connaître, cette maladie d'amour, lorsqu'il composa les paroles de cette chanson interprétée par Michel Sardou...

"Elle court, elle court, la maladie d'amour...
Elle fait parfois souffrir tout le long d'une vie...
Mais le plus douloureux, c'est quand on en guérit."

"Mais le plus douloureux... " ... car en effet, s'il procure parfois du plaisir, l'amour fait aussi - et surtout - souffrir ses victimes.... parfois très longtemps... tout le long d'une vie.

L'amour, on en souffre avant, pendant et après...

L'amour est la seule maladie qui fait déjà souffrir avant même qu'on ne la contracte...
On souffre alors du manque d'amour, de son absence.

L'amour fait aussi souffrir "pendant". A peine cette pathologie contractée qu'elle s'enracine dans notre esprit et le torture.
Qu'elle n'ait pas encore pu contaminer l'autre, la personne aimée, ou que celle-ci soit immunisée ... la maladie d'amour se fait bien sentir...
Qu'elle ait a contrario contaminé les deux parties, la souffrance provoquée par l'amour survient dès la moindre séparation, même temporaire et de courte durée.
Trop partagée, trop dispersée, la maladie d'amour instille sa souffrance telle un poison nommé jalousie.

La maladie Amour se fait enfin sentir comme telle "après"... quand on en guérit ou quand l'autre en guérit.

L'amour est pure souffrance avant, pendant et après.

Mais c'est pendant et après que la souffrance atteint son paroxysme, lorsque l'amour sévit sous sa forme unilatérale.
L'amour à sens unique, sans réciprocité, qu'il soit non partagé ou simplement gardé secret, caché, non révélé... ou perdu... voici bien la souche la plus pernicieuse, la plus atroce, la plus horrible de cette maladie.

C'est contractée sous cette forme que cette terrible maladie est la plus douloureuse. On en ressent les effets même physiquement, là dans notre estomac... tel un ulcère, tel un volcan prêt à entrer en éruption et à déverser en nous sa lave brûlante et à dissoudre notre esprit, nos pensées, nos joies passées en un magma immonde en perpétuelle fusion.

Contractée sous cette forme, la maladie Amour est incurable. On n'en guérit jamais totalement.
On peut même en mourir... L'amour est une pathologie mentale douloureuse et parfois létale.

L'amour est une maladie aux effets ravageurs et extrêmement contagieuse. C'est une pandémie morbide.

Cupidon n'est pas un ange, mais un vrai démon !
Les flèches qu'il nous décoche infligent des blessures éternelles, des plaies extrêmement douloureuses et à jamais béantes.
Elles ne cicatrisent jamais totalement et nous torturent parfois jusqu'à notre mort.

Non... Cupidon n'est pas un ange, mais peut-être bien le pire, le plus sadique des démons.




Cupidon n'est point un ange
Et ses ailes ne sont point blanches.
Elles ont la noirceur du charbon,
De celui d'où naissent les démons.

Prenez bien garde à vos coeurs
Ils sont le gibier de ce chasseur.
Ses flèches sont imprégnées d'un poison
Qui vous fera perdre la raison.

Leurs blessures sont douloureuses
Et leurs victimes bien malheureuses
Connaissent l'éternelle souffrance.
L'amour transperce comme mille lances.

Les coeurs atteints saignent à jamais,
S'assèchent tels d'anciens marais
Sous l'effet d'un soleil trop brûlant
Arides, vidés de leurs larmes de sang.

L'amour, ce poison, cette épidémie
Chaque jour récolte son lot de vies,
Viciant les pensées, rongeant les esprits,
Y semant désespoir, peine et dépit.

Prédateur ne dormant jamais
Toujours à l'affût, aux aguets,
Son arc bandé en permanence,
Non, Cupidon n'est point un ange.

(Michel P:.)



16:20 Écrit par Michel P:. dans Réflexions | Commentaires (0) |  Facebook |

mardi, 05 mai 2015


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« La peur mène à la colère,
la colère mène à la haine,
la haine mène à la souffrance. »


Bouddha Yoda (George Lucas )

19:52 Écrit par Michel P:. dans Citations | Commentaires (0) |  Facebook |

mercredi, 22 avril 2015




« Les opinions sont faites pour changer ;
sinon comment atteindre la vérité ? »


George Gordon, Lord Byron

07:22 Écrit par Michel P:. dans Citations | Commentaires (0) |  Facebook |

dimanche, 25 janvier 2015




« La liberté de pensée est absolue ou elle n'est rien. »
Luc Ferry
Extrait de "L'Homme-Dieu"

11:09 Écrit par Michel P:. dans Citations | Commentaires (0) |  Facebook |